Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 18:06


 

 

 

         Manoir du Cosquer

22450 Pommerit Jaudy*

            samedi 23 juillet 2011 à 19h30

 

          en avant-première des représentations au Théâtre du Lucernaire à Paris

             

 

 

 

Olga ma vache

de Roland Dubillard

Musique d’Erik Satie

 

 

COMEDIEN : Patrick Coulais

VIOLONISTE : Jean Leber

 

Durée : 1h.15

 

 

 

La pièce

La musique

 

Les interprètes

            Le comédien

         Le violoniste

 

Un peu plus sur Roland Dubillard …

Un peu plus sur Erik Satie …

 

 

 

*

Au rond point de La Roche Derrien, prendre la direction Pouldouran,

ensuite 1ère à gauche puis à 200 m 1ère à droite

 

 

La pièce 

Une nouvelle de Roland Dubillard adaptée par Patrick Coulais

 

 

Olga, une passion impossible et absurde ?

 

R

oland Dubillard,avec son humour mélancolique, nous livre une expérience unique, la rencontre improbable et la passion violente que lui inspire…un ruminant.

Dans cette farce métaphysique aux résonances trop humaines, Dubillard, auteur ou personnage, entraîne son lecteur dans des situations invraisemblables, vécues avec une intensité désespérée.

 

 

De la réalité de la vie rêvée

 

Faire entendre aujourd’hui ce texte savoureux, c’est derrière la fable, se poser la question de notre rapport à l’autre. N’avons-nous pas tendance à projeter nos propres sentiments, jusqu’au déraisonnable parfois, sur l’être choisi ? Savons-nous le comprendre au-delà des mots et ne sommes-nous pas effarouchés de sa seule différence ? Cette détresse de vivre sans pouvoir aimer réellement l’autre, cet inconnu, le texte nous la lance avec un humour grinçant comme un boomerang qui ricoche sur les murs de l’impossible.

Pour Dubillard la frontière est floue entre vie réelle et vie rêvée. Dans ce jeu de construction et de déconstruction erratique entre réalité et chimère, entre solitude urbaine et innocence bucolique, l’auteur, magicien des mots, parfois manipulateur, tisse un labyrinthe. Attiré dans l’univers étrange dans lequel se complaît le narrateur, l’esprit du spectateur se laisse emporter par le sens et par le son des mots, tant cette écriture qui flirte avec un absurde très subtilement distillé, possède la musique « du parlé ».  

 

 

 

La musique

Œuvres pour piano de Erik Satie, arrangées pour violon par Jean Leber

 

En miroir, l’humour et la fantaisie d’Erik Satie

 

A la lecture de la nouvelle de Roland Dubillard, un compositeur est apparu comme incontournable ou comme une espèce de miroir : Erik Satie. On sait l’humour, la fantaisie mais aussi la gravité et l’intériorité qui caractérisaient le compositeur. Le caractère décalé de la musique d’Erik SATIE fait écho à l’univers de Roland DUBILLARD, sa musique entretient une relation intime avec les mots. La voix et le violon - personnages à part entière - se répondent ou s’entrecroisent pour dire l’humour, le questionnement ou le désarroi du narrateur. Les pièces adaptées - s’inspirant des précieuses indications d’interprétation laissées par le compositeur - restituent une vision du monde aussi originale que cohérente.

Les célèbres Gymnopédies ou Gnossiennes ou Préludes Nazaréens dévoilent ainsi toute leur intensité mélodique, mise à nu par l’expressivité du son du violon qui traduit et souligne l’émotion de cette histoire insolite.

 

 

Les interprètes

 

 

  • Adaptation de Olga ma vache, de Roland Dubillard, par  Patrick Coulais
  • Arrangements inédits et adaptation pour le violon de musiques pour piano d’Erik Satie, par Jean Leber.

 

 

 

Comédien : Patrick Coulais

 

Sorti du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, au début des années 80, Patrick Coulais poursuit depuis sa carrière de comédien aussi bien à Paris que sur les scènes de province. S’il aime sonder en solitaire l’intimité d’un texte, il cultive de solides et fidèles affinités dans le milieu du théâtre : c’est dans cette confiance partagée, dans ces regards croisés, il puise un dépassement du travail du comédien. Ainsi, de Shakespeare à Tchekov en passant par Molière ou Tsvetaeva, il travaille successivement sous la direction de nombreux metteurs en scène (dont Jean Gilibert, Arlette Téphany, Patrick Pelloquet, Virginie Fouchault), avec lesquels il joue au Festival d’Avignon, notamment dans La confusion des sentiments de Stephan Zweig, et Oreste, d’Alfieri, avec Maria Casarès. Il met lui-même en scène plusieurs spectacles : Journal d’un voyageur pendant la guerre, d’après George Sand, Si jamais je te pince, de Labiche, L’éventail, de Goldoni, etc.

 

 

 

Violoniste : Jean Leber

 

Tout à la fois homme d’innovation et de durée, musicien exigeant, Jean Leber débute sa carrière comme violoniste à l’Orchestre de la Suisse Romande, la poursuit à l’Opéra de Paris, puis à l’Opéra de Marseille comme violon solo. Il attache son nom à la fondation de l’Octuor de Paris - formation prestigieuse avec laquelle il fait route pendant 15 ans –, au Trio Sérénade, puis à l’Ensemble Orchestral de Marseille, qu’il crée et dirige. Au fil du temps, Jean Leber travaille avec la plupart des compositeurs contemporains dont Aperghis, Boulez, Canat de Chizy, Hurel,  Mâche, Manoury, Xenakis tout en approfondissant le répertoire classique (concerts récents en sonate piano/violon de Mozart à Schumann). Successivement Directeur des Écoles Nationales de Musique de Gennevilliers et de Chartres, professeur au CNR de Marseille et au CEFEDEM de Poitiers, Jean Leber a toujours manifesté un intérêt pour la pédagogie. Son adaptation –inédite- des musiques de Satie au violon est une première ; une version destinée aux élèves des conservatoires est en cours d’édition chez Henry Lemoine.

Il participe depuis plusieurs années à des spectacles de théâtre et des films (e.a. Laissez passer, de Bertrand Tavernier).

 

 

Un peu plus sur Roland Dubillard…

 

 

Artiste inclassable, Roland Dubillard, nait en 1923 à Paris deux ans avant la disparition de Satie.  Résistant pendant la guerre,  titulaire d’une licence de philosophie sous l'influence de Gaston Bachelard, il entre en 1942 à la Maison des Lettres. Après la guerre, il écrit et monte Les Monstres ou Il ne faut pas boire son prochain. Dès 1953, son duo drolatique de sketches improvisés sur les ondes de France Inter, Grégoire et Amédée avec son acolyte Philippe de Chérisey, le rend très populaire. Auteur de théâtre prolixe (Naïves hirondelles, Le Jardin aux betteraves, Où boivent les vaches, Les Diablogues, Le Bain à vapeur, Chiens sous la minuterie…) il publie de nombreuses nouvelles, des recueils de poèmes, rédige un essai et tient son journal intime pendant 50 ans !

Il poursuit parallèlement une carrière d'acteur dans des films d'Andrzej Zulawski, Patrice Leconte, Yannick Bellon, Alain Robbe-Grillet, Serge Gainsbourg, Jean-Pierre Mocky (Le Témoin et Les Compagnons de la marguerite et surtout La Grande Lessive où Bourvil, Francis Blanche et lui forment un trio irrésistible).

Roland Dubillard obtient en 1979 le Grand Prix National du Théâtre et en 2008 le Molière de l'auteur francophone vivant, pour Les Diablogues. Olga ma vache est publié avec Campements et Confessions d'un fumeur de tabac français chez Gallimard, Coll. L'Imaginaire (1974), puis Coll. Banche (1993). 

 

 

 

 

Un peu plus sur Erik Satie…

 

 

Né à la fin du 19è s. à Honfleur, le « Velvet gentleman », comme on le surnomme à Paris, plonge passionnément dans l’effervescence des avant-gardes du début du 20è. Il fréquente les musiciens (Ravel, Debussy,  Poulenc), les poètes (Cocteau, Mallarmé), les peintres (Picasso, Picabia, Braque, Duchamp, Man Ray, Suzanne Valadon dont il fut l’amant).   

D’origine écossaise par sa mère, d’un tempérament iconoclaste, grand pourfendeur de règles établies, tout à la fois farceur et grave, manipulateur et humoriste, SATIE est un compositeur « indispensable » à la modernité : « je suis né très jeune dans un temps très vieux », disait-il. C’est aussi un musicien qui brise les limites de la communication musicale ;

il adapte librement la partition et donne dans un style très personnel de précieuses indications sur la manière d’interpréter ses oeuvres. « Seul musicien à avoir des yeux », il est intéressé par tout ce qui l’entoure : le paysage et les arts, les hommes et les animaux…

Tout cela foisonne dans une œuvre élégante et inspirée dont les écrits dépassent rarement la longueur d’une page, si l’on excepte son unique opéra Socrate. On a pu dire de l’œuvre musicale de SATIE qu’elle est « petite comme un trou de serrure : tout change lorsqu’on approche l’œil ou l’oreille ». Si « faire court » est son credo, la sobriété du propos n’empêche ni les percées de l’humour ni la gravité et l’intériorité du créateur.

 

CONTACTS

 

 

 

Organisation générale

 

Geneviève TANGUY

 

Ker Cosquer

Pommerit de Jaudy

02 96 91 50 07

tanguy.cosquer@free.fr

 

 

 

 

Location / Réservations

 

Michèle MANSVILLE

 

02 96 20 41 38

rm.mansville@free.fr

 

 

 

 

Communication artistique/Diffusion

 

Kathy NELLENS

 

02 96 55 73 76

nellens-leber@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Olga ma vache

version scénique

du 31 août au 29 octobre 2011 à 19 h. au Théâtre du Lucernaire à Paris.

Renseignements et locations : 01 42 22 26 50

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires