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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:52

 

   Une belle soirée en ce samedi 23 juin 2012 à 20 heures 30

à la salle au Duc de
L’ABBAYE DE BEAUPORT

pour le  
CONCERT DE LA SAINT NORBERT 

avec  

L’ Ensemble Cordélia 

 

Suzanne Marie, violon

Sarah Brayer, alto

Pascale Jaupart, violoncelle

 

Organisé par

L’Association Paimpolaise des Amis de la Culture (APAC)

et l’Association des Amis de l’Abbaye de Beauport

avec le concours du Conseil Général des Côte d’Armor et de la Mairie de Paimpol

 

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Les amateurs de musique classique sont venus nombreux pour écouter dans ce cadre d’exception qu’est la salle au Duc le trio à cordes Cordélia, composé de trois charmantes jeunes femmes Suzanne Marie au violon, Sarah Brayer à l’alto et Pascale Jaupart au violoncelle. Ce trio très homogène, qui avec le talent et la complicité de ses interprètes, a su communiquer aux mélomanes tous les sentiments et émotions d’une sublime musique telle que le Divertimento pour trio à cordes KV 563 de Mozart. Une deuxième partie, avec les superbes trios à cordes de F.Schubert Trio n°1 D 471 et Beethoven  trio n°3 O.P.9 a soulevé l'enthousiasme du public de la Salle au Duc.

 

 

         Photo: Jean-Marc Haddad

EnsembleCordelia1-r

  L’ensemble Cordélia. 

 

Suzanne Marie violon, Sarah Brayer alto et Pascale Jaupart violoncelle trois musiciennes, fortes de leurs expériences communes et personnelles de la musique de chambre, souhaitent donner au trio à cordes une dimension toute particulière, ouverte, éclectique et créative en proposant des programmes ayant pour centre de gravité leur trio constitué.

Formation de musique de chambre à part entière, le trio à cordes a inspiré les plus grands compositeurs. Franz Schubert ou Ludwig van Beethoven lui dédient certaines de leurs premières pages de musique de chambre, d'autres, comme Wolfgang-Amadeus Mozart ou Arnold Schoenberg ne s'y consacrant qu'à l'âge de la maturité. C'est aussi la clé de voûte de bien d'autres formations : quatuor avec flûte, avec hautbois, avec piano, quintette avec flûte et harpe...

Le trio à cordes ainsi envisagé devient la pierre angulaire de concerts audacieux qui donnent à entendre un répertoire exigeant, original ou simplement inouï. C'est une invitation à la musique de chambre à partir et autour de cette formation.

Très vite, le travail spécifique et exigeant du trio à cordes les rapproche tant humainement que musicalement ; elles se confrontent aux œuvres majeures de la formation, et travaillent le trio de Schoenberg sous la direction de quelques solistes de l'Ensemble Intercontemporain. Enfin, elles ont aujourd'hui trouvé leur point d'ancrage dans ce répertoire et souhaitent toutes les trois vivre la musique de chambre comme expérience privilégiée de rencontres, avec le public, avec les compositeurs, avec d'autres musiciens ou artistes.

 

LE PROGRAMME

 

W.A. Mozart (1756-1791)-Divertimento pour trio à cordes KV 563

       1 I. Allegro 

      2 II. Adagio 

      3 III. Menuetto: Allegretto - Trio 

      4 IV. Andante 

      5 V. Menuetto: Allegretto - Trio I - Trio II

      6 VI. Allegro

 

L'œuvre de Mozart la plus longue, et aussi l'une des plus ambitieuses pour le répertoire de musique de chambre, est aussi l'une des moins représentées sur disque. Rien d'étonnant à cela ! Construit sur l'ordonnancement cérémonieux de la cassation - une suite de six mouvements -, le Divertissement K. 563 concentre toutes les difficultés et contradictions propres au style de Mozart : à la fois élégance mondaine et gravité de sentiment, panache et humilité, insouciance et dramatisme. Mais surtout, il s'adresse à une formation rare - le trio à cordes, violon, alto, violoncelle - et encore plus rarement constituée en équipe permanente, alors que son écriture serrée et concertée, constamment à nu et sur le fil de l'archet, requiert des interprètes habitués à jouer ensemble, réagissant en étroite communion de sensibilité artistique, de perfection sonore.

L'année 1788 période noire de sa vie matérielle, Mozart a dû quitter sa maison du centre de Vienne pour habiter à la périphérie, son opéra Don Giovanni, qui a triomphé à Prague, fait un four dans la capitale autrichienne, et la Cour n'offre aucun poste officiel suffisamment rémunéré. Réduit à solliciter une aide financière privée, Mozart s'en acquitte par la prodigalité de son invention mélodique. En réponse à la fraternité et à la générosité de ses compagnons francs-maçons, son Divertimento magnifie cette fraternité et cette générosité sur le plan musical : les trois instruments sont traités à égalité de prestige et de splendeur, sans prééminence du violon sur ses partenaires, sans reléguer l'alto au rang subalterne de bouche-trou, ni le violoncelle en soutier de l'harmonie. Encadré par deux menuets d'un maintien princier, l'andante central, un thème avec ses variations, rappelle que Mozart tient dignement son rang dans ces tours de passe-passe musicaux, entre le Bach des Variations Goldberg et le Beethoven des Variations Diabelli.

 Luxe et opulence mélodique contre dèche quotidienne : l'art de Mozart a le dernier mot sur la vie.

 

 

Franz Schubert (1797-1828)-Trio à cordes n°1 en si bémol majeur D 471

 

            Allegro, inachevé

 

Quant au trio de Schubert, D.471, il n’en subsiste qu’un allegro : le compositeur de 19 ans allait se tourner vers la dominance du quatuor, du quintette, ou du trio avec piano. Mais ce n’est pas œuvrette ou simple transition. Ce mouvement isolé, explique Denis Morrier musicologue, oscille entre enjouement de surface et dramatisme constructeur « à partir de sombres tonalités mineures et d’inquiétantes évolutions chromatiques ».

 


L. V. Beethoven (1770-1827)-Trio à cordes OP 9 n°3 en ut mineur.

 

I. Allegro con spirito

II. Adagio con espressione

III. Scherzo. Allegro molto e vivace

IV. Final. Presto

 

Les trios opus 9, au nombre de 3, voient leur composition remonter à 1797 et leur publication avoir lieu en juillet 1798. Cet opus est dédié au comte von Browne officier de l’armée du tsar. Ces trios sont construits en 4 mouvements selon le modèle classique du quatuor et de la symphonie. Dans le premier (en sol majeur) et le troisième (en ut mineur), le scherzo remplace le menuet tandis que le deuxième (en ré majeur) reste parfaitement classique.

 

Les photos du concert:

 

Cordélia1

Le Trio Cordélia

 

cordélia5

 

 

 

 

  Suzanne Marie

 

       violon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

cordélia7

 

 

 

 

                                Sarah Brayer

 

                                         Alto

 

 

 

 

 

 

 

 

 

cordélia10

 

 

 

 

 

 

    Pascale Jaupart

 

       violoncelle

 

 

 

 

 

 

 

cordélia11  cordélia13

 

                                     Un nombreux public ...

 

cordélia4

                  ....... merci Mesdames pour cette belle soirée.

 

Les superbes photos de notre ami photographe Bernard Combelles:

  cordélia16

                             cordélia15

  cordélia14

 


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commentaires

LMC 03/11/2016 10:12

Un concert qui avait l'air vraiment sympa !